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Bonjour et bienvenue sur ce site !

L'Association de Soutien à l'Eco Développement des Environs d'Agadez vous propose cet espace afin de vous informer des actions en cours et des lieux des prochaines ventes.

Présentation de l'ASEDEA

  


L'ASEDEA soutient les coopératives en proposant leurs productions; vanneries, broderies, objets en cuir, en pierre de l'Aïr, bijoux touaregs...

L'ASEDEA : Association de Soutien à l'Eco Développement des Environs d'Agadez, a pour objet d'accompagner les familles, souvent celles-là même où artisans et artisanes travaillent pour l'APAS, en vue de les aider à créer une dynamique de développement.

L'ASEDEA agit dans les domaines suivants : élevage amélioré, jardins, micro crédits, santé

L'ASEDEA est née de l'APAS, pour, après l'urgence, ouvrir sur un développement durable et diversifié. Elle encourage les Touaregs dans leur développement grâce aux dons des adhérents, donateurs, sympathisants, et en trouvant des subventions.

L’Association des partenaires du Sahel pratique un commerce solidaire, et ce faisant elle s’appuie sur les principes suivants : 

- Assurer une juste rémunération du travail des producteurs, artisans et artisanes de la région d’Agadez au Niger, pour leur permettre de satisfaire leurs besoins les plus élémentaires

- Favoriser le travail de ceux qui en ont le plus besoin, les plus défavorisés, qui sont souvent les femmes.

- Ne pas faire travailler les enfants, ou du moins si la précarité de certaines familles nécessite vraiment le travail des adolescents, veiller à ce que ceux-ci, reçoivent aussi une rémunération juste, comme leurs aînés.

- Rémunérer les artisans et artisanes en les payant comptant, au jour de l’enlèvement des marchandises, avant leur expédition en France

- Veiller à la qualité des produits fabriqués, et faire en sorte que des améliorations soient apportées si nécessaire.

- Maintenir des relations durables et d’amitié entre producteurs et consommateurs, dans un constant souci de partenariat.

- Dialogue entre producteurs et consommateurs : rapports d’activités deux fois par an, nouvelles suggestions de part et d’autre, décisions prises d’un commun accord, notamment quand les artisans et artisanes demandent une augmentation pour tel ou tel article.

- Protéger l’environnement, veiller à la protection du palmier doum (matière première pour les fabrications) et encourager de nouvelles palmeraies protégées.

- Veiller au respect des droits de l’homme.

- Informer la clientèle du travail de l’association, expliquer les enjeux d’un commerce équitable, visant à l’autonomie des populations défavorisés pour accéder à un développement durable

- Motiver de plus en plus de personnes à s’engager dans une démarche de commerce équitable


Parrainages

Parrainages de la scolarité des enfants d’artisanes

L'ASEDEA s'est rapprochée d'une Association amie "Espoir pour un Enfant Hérault"  à Saint Jean de Vedas, proche banlieue de Montpellier, qui gère des dons spécifiques destinés à parrainer des enfants dans le monde, dont le Niger.

Ce partenariat permet de participer à la moitié aux frais de scolarité des enfants des  artisans et artisanes des coopératives  de la région d'Agadez, des coopératives  que nous soutenons  depuis 30 ans, la seconde moitié des frais étant prise en charge par les familles de ces enfants.

Contrairement à l'ASEDEA,  Espoir pour un Enfant peut  délivrer des reçus donnant lieu à déduction fiscale

Contacter Catherine Cozon pour tout renseignement concernant ces parrainages.





Vous pouvez nous aider

L'ASEDEA recherche des bénévoles, même ponctuels, pour l'aider à diffuser la production des artisans et artisanes :
- à l'occasion des manifestations diverses où l'Association peut avoir un stand,
- pour organiser une expo-vente dans un lieu proposé.

N'hésitez pas à contacter Catherine Cozon, Présidente de l’ASEDEA :
Tel : 04 78 94 68 22
e.mail : catherinecozon@yahoo.fr

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Peut-être pouvez-vous aider l'ASEDEA à organiser une vente…

1ière idée : vous habitez Lyon ou la grande couronne lyonnaise, et vous apprenez qu'il y a tel ou tel évènement près ou non loin de chez vous, où peuvent participer des associations à but humanitaire ou de commerce équitable (ex : marché de Noël, forum humanitaire, foire bio…)
Tenez-nous au courant en contactant la présidente de l’ASEDEA. Vous pouvez bien entendu nous aider à organiser notre présence à cet événement.

2ième idée : Vous habitez une autre région que la région lyonnaise.
Vous apprenez la possibilité de tenir un stand à tel ou tel endroit.
Informez la présidente de l’ASEDEA. Si cela s’avère possible après tous les renseignements pris, et si vous êtes toujours partant pour l’aventure, nous vous expédions du matériel avec toutes les consignes et modalités à connaître, avec infos pour la clientèle, etc. Vous n’aurez pas à vous occuper des démarches administratives ou de règlement auprès des organisateurs, c’est l’association qui s’en charge.

3ième idée : Vous décidez d’organiser une ou deux journées Portes Ouvertes chez vous, en convoquant vos amis et connaissances.
L’ASEDEA vous aide à préparer votre feuille d’invitation, vous l’envoyez par internet à un maximum de personnes pour éviter les frais de timbres. Vous pouvez vous joindre à une amie pour avoir davantage d’invitations à diffuser. C'est tout simple !

Le matériel sera livré ou expédié chez vous à nos frais.
Pour le retour du matériel invendu, quatre possibilités :
- vous le rapportez au local de l’association,
- nous venons le rechercher (selon nos possibilités),
- vous nous l’expédiez et payez 50 % des frais de port,
- vous gardez ce matériel en choisissant de l’écouler un autre jour à une autre occasion.
La totalité de la facture doit être réglée 90 jours maximum (3 mois) à compter de la commande.
Merci pour votre attention.

Catherine Cozon Présidente de l’ASEDEA
Tel : 04 78 94 68 22
e.mail : catherinecozon@yahoo.fr
Site internet : http://apas-niger.blogspot.com


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Aujourd’hui, nos partenaires comptent plus que jamais sur nous pour pouvoir travailler davantage, car les conditions d’existence au Niger sont de plus en plus dures, le mil coûte de plus en plus cher…
 
Nous avons donc besoin d’étendre notre réseau, en proposant nos articles à des structures susceptibles de les proposer à leur clientèle, comme par exemple des magasins bio et magasins sensibilisés au commerce équitable. Bien entendu cela n’est envisageable que si ces structures acceptent une marge sur les prix que nous pratiquons de l’ordre de 20 % .
En effet nos prix sont calculés au plus juste, pour nous permettre de tourner, et nous essayons avec le peu d’argent que nous dégageons de promouvoir l’élevage de chèvres et le jardinage de quelques familles, d’assurer également des cours d’alphabétisation dans les campements. Aussi malheureusement depuis le début, les prix de transport ne cessent d’augmenter.
Si vous pensez pouvoir nous aider, même très ponctuellement, n’hésitez pas à nous contacter en téléphonant ou en nous écrivant à l’adresse ci-dessous.
D’avance un grand merci.
Catherine Cozon, présidente de l'ASEDEA
 
Tel : 04 78 94 68 22
e.mail : catherinecozon@yahoo.fr

 

Nos prochaines ventes, retrouvez-nous !

- Samedi 29 avril et Dimanche  30 avril : magasin Uniferme St Andéol le château  9h - 19h 

- Dimanche 30 avril : marché aux fleurs Grigny  au centre ville mitoyen du parc municipal de l'hôtel de ville 9h - 16h

- Samedi 20 Mai et Dimanche 21 mai : Journée d'amitié aux Missions Africaines Les Cartières à Chaponost  10h - 18h

ASEDEA au Niger







Au Niger l'ASEDEA est représentée par un Touareg, Raliten Badodo, permettant de faire le lien entre les familles dans les villages et les membres de l'association en France

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Si Aujourd'hui l'artisanat reste la 1ère source de revenu- il n'y a jamais eu d' interruption dans les commandes de l'ASEDEA, et les artisans et artisanes sont payés intégralement à l'enlèvement des marchandises- la technique du micro crédit permet aujourd'hui l'élevage et le jardinage que l'Association de Soutien à l'Eco Développement des Environs d'Agadez (ASEDEA) née de l'APAS encourage et développe de plus en plus
Les familles sont sorties de la situation d'urgence des débuts (1984)

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Historique de l'APAS

L'association des partenaires des artisans du sahel (APAS), née de la sécheresse de 1984 au Sahel, participe activement depuis 1986 à la survie d'une population très démunie. Femmes et hommes organisés en coopératives, produisent vanneries, broderies, objets en cuir et objets en pierre de l'Aïr.
Nous essayons également de promouvoir l’élevage de chèvres et le jardinage de quelques familles, d’assurer des cours d’alphabétisation dans les campements.

Les commandes sont passées depuis Lyon à notre correspondant sur place qui les répartit selon les coopératives concernées, puis 2 mois plus tard ramasse la marchandise produite en payant comptant les artisanes et artisans.
Ici en France nous vendons sur les forums humanitaires, marchés bio, marchés de Noël...
Aujourd'hui nous cherchons de nouvelles possibilités de vente : magasins pour des expo-ventes sur un ou plusieurs journées, particuliers, revendeurs...
L'APAS est sur place la première à avoir réagi face au dénuement total de la population en 1984, grâce également à l'aide précieuse du Père Hervé de Bellefon de la mission d'Agadez à ce moment là. Depuis cette date, d'autres organisations permettent aussi à un certain nombre d'artisans de travailler dans cette région, et c'est tant mieux, mais nous n'avons avec elles aucun lien.
Nous sommes depuis le début, et demeurons, une petite structure composée d’une vingtaine de bénévoles, pour assurer la tenue des stands sur nos points de vente.
Notre comptabilité est tout à fait conforme et notre correspondant, visité régulièrement par l'un de nous, nous envoie des rapports détaillés sur l'activité des artisanes - artisans, en plus de tous les papiers indispensables, factures et autres....

Vidéo interview

Les techniques d'artisanat

Vanneries

La matière première est le palmier doum.
Le palmier doum est un arbre utilitaire , car ses fruits sont nourrissants. Ses feuilles servent à fabriquer les articles de vannerie. Son tronc rentre dans la construction des maisons et des puits. Pour que l’activité soit durable, les artisans/artisanes doivent veiller à la plantation régulière des noix de doum, déterminer les modalités de lea protection et de l’entretien des nouveaux plants.

Vanneries en toron : 

Elles sont confectionnées avec la technique du poinçonnage, technique traditionnelle originaire des femmes touareg. Le travail au poinçon est réalisé uniquement à la main, en utilisant comme matière première le tagueit (feuille de palmier doum). Le tagueit est traité, cuit et coloré par les artisanes elles-mêmes.
Produits : bouctous, corbeilles, cache-pots, boites, dessous de plat, de verre, …

Vanneries tressées :

Le tressage est une technique traditionnelle originaire des femmes touareg, faite à la main, avec le tagueit. Les objets réalisés sont plus légers, plus souples et plus fins que ceux réalisés avec la technique du toron.
Produits : sacs, sets de table, nattes, cabas, corbeilles à papier, corbeilles à linge..

Vanneries au point noué : 

le point noué est une technique traditionnelle originaire des hommes touareg de Kerboubou, à 25 kms à l’ouest d’Agadez. Il utilise également le tagueit, et est traité par les artisans. C’est cette technique qui permet la confection de cordes très solides pour l’emballage du sel et du mil des caravaniers.
Produits : Sacs, cabas, nattes …


Broderie

La broderie est confectionnée à Kerboubou par les femmes, utilisée traditionnellement le plus souvent pour des objets décoratifs tels les selles de chameaux. Elle est faite à la main , sur le « basin » acheté sur les marchés locaux. Les artisanes ont adapté leur production aux désirs de leurs partenaires et clients européens.
Produits : pochettes, enveloppes de coussin, tapis de jeux, trousses, étuis à lunettes, nappes… (couleurs suivant stock disponible)

 

Objets en pierre de l'Aïr

Les sculptures sont faites par les hommes touareg de la région d’Azel à 12 kms au nord-est d’Agadez. Le polissage est fait uniquement à la main. La matière première est « la pierre de talk », trouvée dans différentes galeries du massif de l’Aïr.
Il y a très longtemps les hommes touareg portaient aux bras des bracelets de cette matière, pour se protéger contre les mauvais esprits.
C’est ce qui explique que traditionnellement ce sont les hommes seuls qui travaillent cette pierre. Elle est plutôt blanche, parfois un peu rose, avec des reflets gris, ou verts à l’état naturel. Mais les hommes parfois la chauffent au feu de bois pour la noircir. Elle devient marron plus ou moins foncée, ou carrément très noire. Très tendre elle permet d’être sculptée et décorée. Assez facile à travailler elle reste cependant fragile et cassable.
Produits : sculptures d’animaux, cendriers, petites boîtes, vases…

Rapport 2015

Rapport d’activités  ASEDEA  au 05 avril 2015


Des artisanes ramassant des pastèques récoltés au crépuscule. 


Plants de pastèque en voie d’assèchement

Le fruit ne présente aucune anomalie à part sa taille et sa couleur (rouge clair) dénote son aspect immature. 

Image d’une partie du jardin mettant en exergue  
l’assèchement des arbres et  du sol par les hautes chaleurs d’avril à juillet : image du 3 avril 2015
 Si en 2014, la température ambiante du mois d’avril permettait, avec un peu d’efforts,  le développement harmonieux des légumes, ce n’est pas le cas en 2015.
La pluviométrie très médiocre  de ces trois  dernières années a accentué la baisse  de la nappe phréatique indispensable au développement de l’agriculture.

Face à la baisse continue   de la nappe, il est important de relever le comportement  des artisanes dans l’exercice de leurs activités  que sont le jardinage, l’élevage et l’artisanat.Au cours de la campagne 2013-2014, les  récoltes de pastèques ont permis aux artisanes de vendre 300 pastèques et en ont  gardé 61  pastèques pour leur propre consommation.

Cette année, 100 unités de pastèque ont été  récoltées le 2 avril 2015, elles  ont été vendues sur le marché d’Agadez le 4 avril 2015.
Une seconde  et dernière récolte surviendra la semaine  prochaine ;   elle est estimée à 100 pastèques qui seront  probablement vendues entre 100 et 110 000 FCFA malgré leur taille. La pastèque n’a pas bien donné cette année ; sa croissance s’est trouvée perturbée ; et, sur  une  superficie  égale à celle de l’année dernière la quantité récoltée est  bien inférieure.

En avril 2014, la pastèque abondait sur tous les marchés d’Agadez ; elle avait été expédiée vers les régions d’Arlit,  d’Abalak et  d’Aderbissanet par les différents revendeurs pour être écoulée. Cette année la pastèque est rare et les producteurs ont du mal à en produire à cause d’un assèchement des plants constaté dans toute la région. Dans la même période en  2014, une pastèque se vendait en gros à 400 FCFA  alors que cette année le prix moyen d’une pastèque est de 1000 FCFA.






Arrosée en moyenne trois fois par semaine, les plants de pastèque s’assèchent malgré les quantités d’eau absorbées et en dépit des différents traitements. Les services de l’agriculture ne donnent aucun conseil ; les jardiniers sont laissés à eux-mêmes.
                                                                                                                  
A cause de l’assèchement des plants, les fruits se trouvent perturbés dans leur développement et les artisanes sont contraintes de les récolter avant les dates indiquées pour la récolte.


 La température dépasse largement les 40°c ; le paysage alentours est sec et l’harmattan favorise l’assèchement des plants.

La nappe phréatique a baissée considérablement et des travaux de sur-creusage de puits s’imposent pour pouvoir continuer d’arroser les autres plants (Malohiya, chou, salade et moringá) que les artisanes ont plantés.
Image du contre puits logeant la motopompe.  C’est grâce à la corde suspendue que le jardinier descend et remonte chaque  jour pour démarrer ou arrêter la motopompe 3 avril 2015
A 21 m de profondeur le niveau de la nappe phréatique est à peine visible. Image du 3 avril 2015

Plants de mil et de sorgho servant à varier l’alimentation des boucs alpins chamoisés 3 avril 2015

Plants de moringà en haut de l’image et de malohiya en bas. Image du 3 avril 2015

Pépinière de  salade : 3 avril 2015
Plantation de pomme de terre 10 mars 2015


Les pommes de terre ont été également cultivées par les artisanes ; la tonne de semences achetée par l’ASEDEA  en 2014 au profit des artisanes  n’a pas déçu. Trois tonnes ont été récoltées. Deux tonnes ont été vendues ; ce qui n’a pas permis aux artisanes de reconstituer la somme nécessaire à l’achat de semences GERMICOPA en septembre prochain.

 Pour combler la différence et pouvoir s’acheter les semences de pomme de terre en septembre prochain,  les artisanes souhaitent que je débloque leur compte à la BOA ; compte  ouvert par la défunte présidente de la coopérative en 2010
En effet, leur compte a été bloqué à la suite du décès de la présidente de la coopérative.
Des  démarches doivent être menées pour l’obtention d’un certificat d’hérédité afin de permettre aux artisanes de disposer du solde.

A cause des engagements qu’elles n’ont pas pu honorer, remboursements des divers prêts ASEDEA et du climat torride, beaucoup d’artisanes hésitent à s’adonner aux travaux de jardinage.
Sur cent trente(130) qu’elles représentent à Tchirozérine 15 pratiquent le jardinage en groupe dans le jardin que je leur ai alloué.
Quelques unes  dont les époux disposent de jardin, travaillent en famille  et rencontrent toujours les mêmes difficultés  que sont la disparité entre les dépenses et les recettes,  le manque de fonds pour faire face aux dépenses nécessaires (carburant, huile moteur, réparation..). C’est pourquoi elles s’accrochent à l’élevage qu’elles veulent traditionnel.

En saison chaude les plants doivent être arrosés tous les deux jours, et tous les jours pour la salade. Et, les arrosages répétés ne sont pas la garantie d’une bonne récolte et moins encore celle de sa vente  à un prix couvrant les dépenses engagées jusqu’ à générer des bénéfices pour que cela soit une source d’incitation au travail du jardin.

Les artisanes ne peuvent pas assurer financièrement l’achat du carburant et l’entretien des motopompes pour des plantations qui demandent de l’eau tous les jours. Celles qui s’investissent le font avec prudence et délèguent toujours leurs filles pour le désherbage, le repiquage d’oignon ou la récolte.  Par contre, les artisanes s’investissent davantage dans la plantation d’oignon de la saison de pluie.
La campagne d’oignon 2014 a bien donné ; car 100 sacs d’oignon ont été récoltés et  ont été vendus sur le marché d’Agadez .

En quatre mois de travail les artisanes ont utilisé 926 litres d’essence, 12 litres d’huile moteur et ont fait réparer à quatre reprises la motopompe pour aboutir à ce résultat.
Bien qu’ayant dépensé du carburant, de l’huile moteur, des frais de réparation et payé  le jardinier et des frais de transport de l’oignon jusqu’à Agadez les artisanes jugent que les efforts ont été récompensés.

Plants de moringà vue du 3  avril 2015 Le moringà est recommandé par les médecins dans le traitement d’anémie. 

Pépinière de  chou : photo du 3 avril 2015

Humidité  du sol autour et sous les plants  de malohiya arrosés
 tous les deux jours. Photo du 3 avril 2015




 Lorsqu’elles se sont partagées le reste de la recette, elles avaient remercié l’ASEDEA et demandé au jardinier de travailler avec elles la campagne prochaine.
Elles ont ramassé les feuilles d’oignon pour alimenter leur cheptel.
En décembre 2014, elles ont vendu les 35 sacs de malohiya. Cette recette leur a permis de mener les activités actuelles dont les images m’ont servi pour rédiger le présent rapport.
Dans le domaine de l’élevage, les artisanes s’investissent malgré les difficultés qu’elles rencontrent pour alimenter  leurs chèvres.

C’est  dire pour que l’élevage auquel elles s’adonnent est difficile et tributaire des  aléas climatiques.  La pluviométrie  est chaque année plus faible, entraînant la raréfaction de l’herbe,  des vents secs  s’étalant sur  la moitié de l’année balaient les touches disparates d’herbe. Il faut également noter la réduction des aires de pâturage due à une démographie galopante. Malgré nos conseils de garder enfermées leurs chèvres, les artisanes s’entêtent à vouloir laisser les chèvres divaguer

Dans leur quête de nourriture elles mangent tout ; même du plastique entraînant l’amaigrissement de la bête et sa mort ensuite.
Cette année le bétail en général est atteint de charbon selon la direction de l’élevage de Tchirozérine. C’est ainsi que nous avons vacciné et déparasité les chèvres  des artisanes.
Nous en avons vacciné 260 au total. Voici quelques images




 Des kystes apparus sur certaines chèvres ont été soignés et des antibiotiques ont été administrés aux chèvres atteintes.
L’élevage constitue une source non négligeable de revenu pour les artisanes qui peinent à alimenter correctement leurs chèvres pour mieux les vendre au marché.
Une chèvre se vend entre 30 et 40 000 FCFA lorsqu’elle est saine et bien nourrie. Elle se vend entre 10 et 15 000 FCFA lorsqu’elle n’est pas potelée.

Malgré cela les artisanes continuent d’entretenir le même élevage consistant à conduire les chèvres de vallée en vallée pour  que ces dernières se nourrissent des feuilles tombées. Mais, en général, les arbres  sont défeuillés par le vent et la chaleur et les chèvres, en marchant toute la journée perdent de leur poids. Les artisanes me disent qu’elles n’ont rien  à donner aux chèvres c’est pourquoi elles les laissent promener.

Elles promettent qu’elles procéderont au déstockage une fois que les chèvres auront repris du poids ; je pense qu’il sera trop tard.
Périmètre conçu pour la vaccination des animaux
Marchant une bonne partie de la journée derrière leurs chèvres les artisanes profitent de ces longues randonnées pour tresser des articles d’une commande donnée.
C’est leur passe temps en général. Une fois la commande repartie chaque artisane note les dimensions de l’article qui lui été attribué. Certaines artisanes sont rompues à la tache ; elles arrivent à finir rapidement l’article. D’autres par contre sont obligées d’être suivie jusqu’à la finalisation de l’article. C’est pourquoi une partie de l’additif de commande du 13 février 2015 à été honoré en même temps que la commande du 19 décembre 2014.
La commande du 15 mars 2015 est en voie de confection ; nous estimons qu’il sera prête bientôt.

Par rapport aux nouveaux articles : Boite tressée, cabas jardin anses cuir, cabas sanfos arrondi, panier point noués cube, panier à linge deux anses, panier haut, panier à couvercle, et l’article dit sac à sac méritent d’être portés au catalogue pour permettre aux artisanes de mieux les confectionner.

Nous ne sommes jamais arrivé à confectionner le sac à sac et nous nous demandons si la clientèle de Catherine  est satisfaite  des autres nouveaux articles ou non.Nous pensons que seul l’artisanat peut s’autofinancer si les artisanes produisent des beaux  articles.
Le volet élevage et celui du jardinage suscitent un réel espoir  pour les artisanes bien que les résultats sont souvent décevants.

Malgré cela je pense qu’il continuer à aider les artisanes dans ces volets qui leur permettent de payer moitié de la scolarité de leurs enfants et de subvenir à certains de leur besoins élémentaires.

En matière de jardinage, nous avons expérimenté la technique d’association des plantes dont parle Serge . Nous avons associé le  moringà, la salade et le maïs.  La technique est parfaite et donne bien. Elle demande malheureusement des fonds pour acheter l’essence nécessaire au fonctionnement des motopompes.

Lorsque vous demandez aux artisanes de faire des expériences, elles vous demandent d’acheter le carburant. Je pense que je ne dois pas, toujours, payer du carburant sur le compte ASEDEA pour le fonctionnement du jardin. Est-il juste d’investir  pour arroser 9000m²  sans avoir la certitude de recouvrer cette somme?

Les artisanes investissent dans le jardin pour des cas précis : campagne d’oignon, campagne de pastèque et campagne de malohiya.  Lorsqu’elles investissent dedans, elles sont au moins sures de recouvrer au moins l’argent investi.

Les artisanes sont toutes préoccupées par la situation scolaire de leurs enfants particulièrement celles dont les enfants sont restés dans les écoles publiques.
La situation des 47 enfants parrainés n’est pas encore prête ; les résultats me seront remis jeudi prochain.